The Garden of Words – 45 minutes hors du temps

Par Chloé – les images sont des captures d’écran du film/all images are screenshots from the movie – English here

Alors préparez-vous à du Makoto Shinkai (Ton nom, 5 centimètres par seconde) dans toute sa splendeur. Est-il bien nécessaire de vous faire un synopsis de ce film qui semble être simplement une cristallisation de sentiments ? J’essaierai quand même de vous en brosser les premières lignes. Takao Akizuki, lycéen rêveur et solitaire, sèche les cours lorsqu’il pleut, préférant passer sa matinée à admirer le ciel qui lui paraît comme plus proche, plus accessible… jusqu’au jour où il rencontre une femme apparemment assez tourmentée qui se rend dans le même jardin que lui les jours de pluie.

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« j’aime la pluie qui amène avec elle l’odeur du ciel » (Takao)

Ce petit film d’animation de 45 minutes vous charmera dès les premiers instants par sa magnifique manière de représenter la nature. Il y a toujours chez Makoto Shinkai des décors splendides, mais aussi par un certain ton de légèreté et d’insouciance : les moments passés dans ce jardin semblent hors du temps, comme si la pluie nous détachait du monde et de nos préoccupations. Takao Akizuki apporte en quelque sorte, à cette femme qui a besoin de s’échapper, cette insouciance, qui s’estompe à mesure que se dessinent, dans l’ombre de cette légèreté, les réels tourments des personnages principaux.

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Comme nous l’avions dit pour Vers la forêt des lucioles, autre film d’animation de 45 minutes, le format permet, avec peu de personnages, de se concentrer sur la relation entre les deux principaux. The Garden of Words est vraiment sur un autre registre que Vers la forêt des lucioles ; le film de Makoto Shinkai est d’ailleurs, selon moi, beaucoup mieux rythmé. L’intrigue ne reste pas tout à fait linéaire, elle s’accélère et est ponctuée par endroit de légers rebondissements.

La scène finale dans les escaliers m’a rappelé Your Name (le film le plus renommé de Makoto Shinkai et de l’animation japonaise), ce moment où l’on se demande si les lignes parallèles finiront par se croiser. J’ai vraiment trouvé l’intensité de cette scène magnifique, elle est la pierre angulaire de l’intrigue, au moins sa réalisation. Certains la trouveront émouvante au point de lui concéder quelques larmes, la pudeur m’empêchera de vous confier que j’en fais partie.

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Cette scène est l’éclatement de tout ce qu’on a cherché à enfouir pour essayer d’avancer. Elle est le moment où les nuages déversent la pluie qu’ils ont accumulée : angoisse, doute, vérité. Si avec Vers la forêt des lucioles, je m’étais tranquillement détendue avec un peu de magie et d’étoiles dans les yeux, The Garden of Words m’a donnée l’impression d’avoir fait un voyage émotionnel, j’ai été transportée, irai-je jusqu’à dire que je crois sentir l’odeur de la pluie ?

Même si ce film reprend quelques aspects assez classiques de relation professeur-élève ou du lycéen un peu dans la lune qui voudrait réaliser ses rêves, j’ai trouvé qu’il était vraiment original, innovant. Je m’attendais à un classique, Yukino-san a une maladie grave qui l’a faite se replier sur elle-même, et elle ne sait si chaque jour ne sera pas le dernier… alors qu’en réalité c’est beaucoup plus complexe que ça, beaucoup plus réfléchi, beaucoup plus proche des tourments que l’on peut rencontrer quand on affronte la vie avec candeur et fragilité.

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En résumé, The Garden of Words est un merveilleux film d’animation, d’un réalisme emprunt de rêverie. Il vous envoutera par ses musiques délicates, vous fera aimer le bruit de la pluie qui viendra comme une sorte d’échappatoire aux préoccupations d’ici-bas ; et vous aurez envie de vous réfugier sur ce banc, dans ce jardin, à regarder l’eau tomber en compagnie d’un inconnu dont vous ne savez rien mais qui lui aussi aime rêver et se perdre dans les reflets d’un lac troublé par la pluie.

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Makoto Shinkai… ce nom vous dit quelque chose ? C’est le réalisateur de l’extraordinaire Your Name et de Cinq centimètres par seconde !

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Des animés à dévorer sans modération !


English version

 

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Be prepare for some Makoto Shinkai in all its splendour. Is it really necessary to make up a synopsis of this movie which seems simply to be a crystallisation of feelings ? I will still try to give you the first lines. Takao Akizuki, dreamer and lonely high school student, skip classes when it rains, preferring to spend his morning admiring the sky which seems closer, more accessible… until the day he meets a woman apparently tormented who goes to the same garden as him on raining days.

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« I like the rain which brings the sky’s smell » (Takao)

This little 45 minutes animated movie will charm you from the outset with its splendid way of representing nature. There is always an amazing scenery in Makoto Shinkai’s works, and also a certain tone of lightness and carefreeness : the moments spent in this garden seem out of time, as if rain was detaching us from the world and its preoccupations. Takao Akizuki somehow brings, to this woman who needs to escape reality, this carefreeness which fades gradually as and when the characters’ torments are outlined within reality.

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As for Towards the Forest of Fireflies’ light, another animated movie of 45 minutes, the format allows, with few characters, to focus on the relationship between the two main. The Garden of Words is really another style ; by the way, Makoto Shinkai’s movie is to me far more rhythmic. The plot does not stay linear but accelerates and is interspersed with slight plot twists. The final scene in the staircase reminded me of Your Name (the most renowned movie of Makoto Shinkai and Japanese animation), this moment when you wonder if the parallel lines will finally cross way. I really found the scene’s intensity wonderful, it is the plot’s keystone, at list its fulfilment. Some people will find it moving to the point of allowing it some tears, reserve will prevent me from confide you I am part of them.

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This scene is the bursting of everything we sought to bury in order to try moving forward. It is the moment when clouds pour all the rain they had accumulated : anxiousness, doubt, truth. Towards the Forest of Firelfies’ light is a movie you watch delightfully, starred-eyed, whereas The Garden of Words gave me the impression of having done a emotional travel, I have been transported, will I go to the point of saying that I could feel the smell of rain ?

Even if this movie use some classic aspects of a teacher-student relationship or of a daydreamer high school student who would like to achieve his dreams, I found it very original, innovative. I was excepting some classic “Yukino-san has a grave illness which made her withdraw into herself, and she does not know if each day will be the last”… whereas in reality it is far more complex and well thought out, closer to the torments one can encounter when facing life with ingenuousness and fragility.

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In a nutshell, The Garden of Words is an amazing animated film, which is realistic and suffused with reverie. It will captivate you with its delicate soundtracks, it will make you like the sound of rain which will come as a kind of way-out of our preoccupations on earth ; and you will want to take refuge on this bench, in this garden, watching the rain pour in the company of a stranger of who you know nothing but who, like you, enjoy daydreaming and losing himself in a lake’s reflects troubled by the rain.

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The name Makoto Shinkai reminds you of something ? He made the amazing Your Name and Five centimeters by second !

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