La naissance de l’animation japonaise …et de la vocation d’un maître : Miyazaki

Par Chloé – couverture : layout du film Ponyo exposé en 2015 au musée des arts ludiques

Premier article d’une série sur Miyazaki : La naissance de l’animation japonaise !

Vous connaissez sûrement ce maître de l’animation à ses sommets : Chihiro, Princesse Mononoke, le Chateau Ambulant… mais Miyazaki n’est pas né avec un crayon dans la bouge, même s’il l’avait dans l’âme. Il s’est fait sa place dans ce milieu par la force de son talent, de son travail acharné et de son audace.

Passionné par les airs et les machines volantes dès l’enfance (son père travaille dans l’aéronautique), il ne découvre sa vocation pour l’animation qu’au lycée. En 1958, le jeune Hayao Miyazaki va voir au cinéma le film Le Serpent blanc, produit par le studio Toei, premier long-métrage japonais d’animation en couleur. Émerveillé, Miyazaki se dit alors qu’il veut suivre cette voie. Il dessine énormément dans son temps libre, mais le secteur de l’animation est quasiment inexistant : il n’existe pas d’école ni de formation, il n’y a ni production ni recrutement. Miyazaki poursuit ses études tout en apprenant l’animation et le dessin en autodidacte.

En 1963, le géant du manga Osamu Tezuka lance le pari insensé de diffuser une série animée à la télévion, au rythme de 25 minutes par semaine : Astro le petit robot. Les studios prennaient alors des années à produire un film d’une heure, et rivaliser avec les monstres américains est hors de portée. L’animation japonaise naissante n’a alors que très peu de moyens : comment contourner le problème du manque de fond ?

Des nouvelles techniques d’animation sont inventées pour faire des économies : réduction du nombre d’images par seconde (en principe c’est 24), plus de plans fixes, on ne fait plus bouger toute l’image mais seulement la bouche qui parle par exemple… Cela donne un résultat moins fluide, et une étique bas de game décrédibilisante qui reste encore aujourd’hui (même pour des productions magnifiques à haut budget). À l’époque, cela ne peut pas être considéré comme une perte de qualité : c’est le lancement de l’animation japonaise, qui doit trouver un moyen de se faire une place.

Capture d’écran 2018-11-07 à 17.26.23.png

photo rare : Miyazaki à 22 ans (Courtesy NTV)

C’est en cette année 1963 que Miyazaki rentre au studio Toei comme petite main de l’animation. Les gens sont alors formés au sein des studios car il n’existe pas d’école, et les gens sont embauchés sur la base de leur motivation et de leur dessin. Il est alors repéré comme bourreau de travail, mais également comme étant force de proposition pour un simple dessinateur en bas de l’échelle. C’est au sein de ce studio qu’il rencontrera Takahata, et qu’il montera les échellons jusqu’au sommet.

Bientôt notre prochain article : Comment Miyazaki a-t-il connu le succès ?

Quelques critiques de films d’animation :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s