Studio Ghibli : débuts, apogée, déclin

Par Chloé

En 1985, Miyazaki et Takahata fondent leur propre studio, le studio Ghibli. Le Chateau dans le ciel, paru au cinéma un an plus tard, rencontre un grand  succès. Tous les bénéfices sont reversés dans la production du suivant, pour près d’un film tous les deux ans.

Le studio repose de plus en plus sur les succès de Miyazaki qui fait vivre Ghibli. Porco Rosso, bien que vous ne le connaissiez sûrement pas comme un des films emblématiques du studio, est pourtant leur premier grand succès commercial. Totoro, par exemple, sorti peu avant, n’a en fait connu le succès qu’après-coup, lors de rediffusion à la télévision lorsque les productions Ghibli sont devenues populaires.

Hayao Miyazaki. Photo by Picture Perfect:REX:Shutterstock.

Photo par Picture Perfect

Pourquoi créer un studio ? Pour plus d’indépendance, certes, mais également pour garder les travailleurs après d’eux. À cette époque, dans le secteur de l’animation, les gens participant à un projet étaient des free-lance, qui n’étaient pas rattachés à un studio, naviguant au gré des contrats. Ainsi, il n’était pas toujours possible pour un prochain film de mobiliser les mêmes personnes, qui étaient par ailleurs dans une situation précaire et incertaine. Ghibli a ainsi été l’un des premiers studios à salarier les travailleurs de l’animation.

Vous souvenez-vous des revendications syndicales que Miyazaki et Takahata ont portées au studio Toei ? La création d’un studio qui garde les mêmes personnes et les salarie, c’est à la fois plus pratique pour les producteurs qui peuvent garder auprès d’eux ceux qui travaillent bien, c’est aussi instaurer la stabilité et la sécurité pour les métiers de l’animation, cause à laquelle les fondateurs du studio Ghibli sont attachés.

20140816.ghibliA.jpg

Princesse Mononoke paraît en 1997. Selon Miyazaki, c’est son chef d’oeuvre. Il avait les bases de ce film depuis les années 1980, et c’est son succès qui lui a permis de réaliser ce projet en laissant libre-cours à son imagination. À 56 ans, travaillant depuis les années 1960, le temps est venu de prendre sa retraite. Miyazaki mit ainsi toute sa passion et toutes les idées qu’il voulait transmettre dans ce qu’il pense être son dernier film.

Princesse Mononoke reste à l’affiche presque un an, et devient le film le plus vu de l’histoire du Japon – cela avait longtemps été E.T., puis Titanic. C’est aussi le dernier film où Miyazaki s’est autant investi en intervenant dans toutes les étapes de l’animation.

princess-mononoke-36758-2560x1600.jpg

Mais Miyazaki est revenu sur la scène. Vous savez sûrement que ses films les plus connus ne sont venus qu’après, et le plus célèbre ne fut que le suivant, en 2001 : le Voyage de Chihiro. Oscar, Ours d’or à Berlin… c’est avec Chihiro que Miyazaki accède à la reconnaissance internationale. Ses anciens films sortent en France, un musée Ghibli ouvre pour exposer les archives et le travail des animateurs. On ne met pas en vitrine que le passé, tout comme la consécration n’annonce pas toujours le déclin. Toutefois, si les oeuvres d’art sont éternelles, l’existence des génies ne permet pas de se passer d’une relève.

Le studio Ghibli peine à trouver de nouveaux talents, et il a fermé. A-t-il rendu son dernier souffle, à défaut d’en trouver un nouveau ?

…réponse au prochain épisode 0:)

Cet article est la troisième partie d’une série sur Miyazaki : découvrez les deux précédents !

Prochain article de la série à venir !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s